mardi 13 septembre 2011

Voyage voyage... plus loin...

Lundi, je pars… je prends l’avion pour Lima. Mes vacances commencent par un lever aux aurores, pour être à 7h grand maximum à l’aéroport d’Iquitos. J’emporterai évidemment de quoi tenir une semaine, j’aviserai sur place pour la lessive et les détails techniques, quand aux endroits où je vais dormir, puisqu’une nuit à la belle étoile est exclue, je trouverai, j’espère, des hôtels en accord avec mon modeste budget.
Lima, c’est grand, mais il parait qu’il n’y a rien à voir. C’est gris et terne, près d’une mer froide. J’y passerai la journée, et je chercherai un moyen d’aller en bus jusqu’à Cuzco. A priori, je devrais dormir à Lima. De toute façon, il faut bien que je stocke ma valise quelque part quand je ferai le tour de la ville. J’ai un ou deux contacts en ville, mais j’ai peur que la rentrée scolaire ou le travail rende difficile une rencontre en pleine journée. Que cela ne m’empêche pas d’essayer !
Mardi, en fonction de si je veux rester plus longtemps à Lima ou si  je veux partir tout de suite, je prendrai le bus à des heures variables. 20h pour aller en bus à Cuzco, parait-il. Le désert, la montagne, des spectacles grandioses et jusque-là (un peu) inconnus pour moi. Je pense qu’un bon bouquin ne me fera pas de mal. Il faut que j’en trouve un à Lima, quoi.
Mercredi, la journée entière à Cuzco. Il y a des choses à voir. Si les églises m’intéressent, il y a également la cathédrale qui vaut le détour, un temple du soleil, un palais inca, et d’autres surprises… comme je serai en montagne, je pourrai gouter aux spécialités locales, parmi lesquelles le maïs au fromage, que j’attends avec impatience. Il va faire froid, environ 15°C, c’est l’hiver… ^^
Jeudi, je file pour fuir la grande ville, et entrer dans de petits villages du nom d’Antay, puis de Mora. Un amphithéâtre, un musée, des ruines archéologiques, peut-être un marché… Ma question est : que faire de ma valise pendant mes visites ? Ouais, c’est un problème technique de taille… j’aviserai ?^^ !
Là, ça se corse, parce que si je mets l’incontournable Machu Pichu au programme, ça rend mon itinéraire plus chargé… ça va peut-être changer, mais on va dire comme ça : Vendredi, découverte d’Urubamba qui a comme seul mérite de me rapprocher du Machu Pichu… je rigole ! ^^ Ca va surement être très sympa. De toute façon, je suis en vacances, je peux y aller tranquille ! ^^
Samedi, je me rapproche encore en étant à Ollantay Tambo. Très près, quoi. Ca va être top. Et haut. Vertigineux, même. Et froid. Je me rachèterai peut-être des chaussures, sauf si je mets deux paires de chaussettes. De toute façon, un bon pancho pourra pas me faire de mal ! ^^
Dimanche, je ne sais pas où aller à la messe, si je passe ma journée au Machu Pichu. Encore une fois, je verrai sur place. A l’arrache, comme on dirait. Bah, c’est aussi le propre de la jeunesse de faire un peu les foufous. Quoiqu’il en soit, c’est une véritable merveille de ce qu’on m’en a dit. J’ai peur de voir trop de touristes, moi qui ai davantage une âme de solitaire, mais qu’importe. Le côté grandiose du lieu me ravira certainement…
Lundi, les villages de Maras et Chubamba, sauf si je me pose dans un village avant histoire de pas trop en faire. L’important pour moi n’étant pas de tout voir, mais d’être content de ce que je vois. Et si je suis trop fatigué, en rappelant qu’on se trouve à une altitude considérable, je ne vais pas profiter du spectacle. Chopper une petite maladie sera extrêmement facile, je préfère être précautionneux.
Mardi, Yuca, petit village habritant un palais inca. Et l’après midi si j’ai le temps, Pisac et son site archéologique. Ma crainte, c’est si ça ferme après le déjeuner… A voir.
Mercredi, Andahuaylillas. Ca faisait partie des incontournables quand j’ai préparé mon voyage. Ca mêle en même temps : un site peu touristique, des églises au style baroque grandioses, la présence de missionnaires dont l’activité pour les pauvres est exemplaire, et le calme du petit village. Je ne crois pas qu’ils m’en voudront alors je fais de la pub pour eux : ce sont les Missionnaires Serviteurs des Pauvres du Tiers Monde, et j’ai découvert leur existence dans un bouquin pendant que je faisais une retraite monastique.
Jeudi, je reste dans cette ville. Repos.
Vendredi, peut-être que je reste, peut-être que je retourne à Cuzco.
Samedi, je finis de voir ce qui reste à voir à Cuzco, et je prends le bus pour Lima. Sans faute ! Faut pas que je me fasse avoir au niveau des horaires…
Dimanche, journée à Lima. Courte journée, car mon avion est à 6h le lendemain matin, et pour avoir deux heures d’avance, il vaut mieux que j’entende mon réveil…
Lundi, retour à Iquitos.
Voila en gros le programme. J’embarque mon ordi, je vous ferai le suivi des nouvelles au fur et à mesure.
Bon courage à tous !
Choshow, vacancier aventurier, avec un petit problème de transport de valise ! ^^

samedi 10 septembre 2011

Ultime minga?

Bon, vendredi, il y a eu… ouais, une minga ! Encore ? Ouais, toutes les deux semaines normalement. Je pense que c’est la dernière à laquelle j’assisterai. Petit retour sur cet évènement chouette !
D’abord, vu qu’on procède à un échange de bons procédés, on accepte de leur donner des arbres à planter chez eux si… ils acceptent de planter des arbres le long du chemin qui mène au village. D’un coup, ça fait presque 400 arbres qu’on va considérer comme plantés. Faites le calcul si on fait ça 24 fois dans l’année, on est à deux doigts des 10.000. Sauf que voila, on ne le fait pas toute l’année ! ^^
On est allé chercher plus de 200 plantons, des caova et des guanabanas, des espèces à bois, je crois, donc il a fallu d’abord les amenez du vendeur au port. Ce qu’on a fait jeudi soir. J’ai vu des cafards encore plus gros que d’habitude, et surtout une araignée flippante, assez grosse… enfin, des pattes fines (quoique… faut voir ce qu’on entend par fines…) et un corps pas trop gros, mais il y avait sous son corps un truc circulaire, un peu comme un palet, qui semblerait-il, contenait ses œufs. En prenant les petits plantons, on l’a sortie de sa planque, donc elle était pas contente, et  a projeté un liquide blanc que je préférais ne pas trop toucher. J’ai du être très précautionneux pour pas embêter la petite bêbete… on sait bien comment les mamans animaux peuvent s’énerver quand on s’approche de leur progéniture…
Bref, le lendemain matin, on a transporté les plantons du port au bateau, puis il a fallu les sortir du bateau. Plus de 200 à chaque fois, oui, c’est un peu long. Ce sont les producteurs qui sont allé les chercher eux-mêmes après, au moins, on était tranquilles… Sauf qu’au début, il y avait une personne au rendez-vous, et encore sans le matériel. Puis 2. Puis 3… on a planté les espèces amenées par les producteurs non pas en partant de l fin, comme prévu, mais depuis l’endroit où on s’était arrêtés la fois précédente. Comme il avait plu, le niveau de l’eau a monté, et c’était plus facile pour l’arrosage. Au lieu de mettre un demi litre en deux minutes, on remplit un « arrosoir » de 20L et avec un seau, on met 2L d’un coup sur chaque plante. C’est vachement plus rapide. Si avec ça elles manquent d’eau, ben… c’est qu’une nouvelle période de pseudo sécheresse arrive.
Surprise agréable : il y a des petits arbres de quelques jours ou mois déjà présents sur le bord du chemin. On a donc pu nettoyer le tour et indiquer en plantant un bateau la présence de l’arbre. Autant de boulot en moins à faire, et plus vite on pourra profiter de l’ombre. On a bien avancé, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Au déjeuner, c’était crocodile frit. Pas mal ! Imaginez des nuggets de poulets, mais en plus gros, et vous êtes à deux doigts de ce plat. Avec une généreuse portion de riz, quelques légumes, et du jus de fruits, bien sûr.
J’ai joué avec les enfants, et j’ai appris un nouveau jeu ! Avec un ballon et quelques capsules. Ca s’appelle le kiwi, et tous les lecteurs de moins de sept ans qui veulent plus d’infos m’envoient un petit mail, et je me ferai un plaisir de donner les règles ! ^^
Après m’être joyeusement roulé dans l’herbe et avoir transpiré un bon litre d’eau, la journée de travail était finie. Vu que je pars en vacances, je reviendrai dans trois semaines. Je dormirais bien une dernière fois dans la communauté…
A plus pour de nouvelles aventures formidables ou banales,
Choshow, mangeur de crocodile qui a plein de boutons quand il se roule dans l’herbe…

jeudi 8 septembre 2011

Ayahuasca... au coeur du shamanisme amazonien.

Ayahuasca…Puissant hallucinogène servant à la divination et à la sorcellerie.
Dans le port d’Iquitos,
Est une cabane d’shaman,
Etrange où le doute plane,
Qui donne froid jusqu’aux os.

La nuit, dans les ténèbres,
Dans l’unique salle sous la voute étoilée,
Les occidentaux vont entrer,
Eux que la  curiosité exacerbe.

Ayahuasca, bouillie infâme,
Drogue qui descend jusqu’aux pieds,
On vomit d’abord, on voit, on se pâme,
Aux enfers hallucinants des drogués…

Petite dédicace pour ma petite sœur. Parce qu’elle m’a laissée une musique de Mulan la chinoise sur mon portable. Merci ! ^^
J’ai décidé d’aller en prendre, samedi. Prochain. Là, très bientôt. De l’ayaahuasca. Et puis j’ai réfléchis… et j’ai flippé. J’ai eu carrément peur. Et je vais vous dire pourquoi…
Bon, pour vous rassurer, je n’ai jamais eu l’intention d’en prendre, par contre j’étais extrêmement sérieux par rapport au fait que je voulais assister à une cérémonie en touriste. Depuis, je me suis rétracté.
Si on prend d’un point de vue purement matérialiste, je suis en sécurité, pas de problème, les gens prennent cette substance dégoutante en écoutant les incantations du shaman, partent dans un délire intérieur et voient des choses étranges, cachées, ce qui est permis par l’accélération de la pensée, liée à la prise d’alcaloïdes actifs. En tant que spectateur, je peux passer très bien regarder ça sans danger et filer un coup de main quand l’un va subir une crise de panique ou l’autre vouloir sortir dehors tout seul dans la jungle.
Si on prend d’un point de vue spiritualiste et animiste, je suis sensé également être en sécurité. Les personnes entrent en communion avec mère nature par grand-mère ayahuasca et je comprends que je contient le monde et que le monde me contient, que je suis le monde et dans une nouvelle dimension, je fais un avec tous les esprits de la nature, les plantes, les animaux, la terre… Bref, j’accède d’une certaine façon à la substance divine diffuse et apersonnelle de dieu qui est présent en toute chose.
Si je regarde les témoignages que j’ai reçu, et que j’étudie la chose de façon pragmatique : la majorité des gens vomit, ont des visions, voit ou entend des animaux et ou des plantes leur parler, certains s’aventurent torse nu en pleine nuit et revienne sans piqure sans se souvenir de rien, d’autres entrent en communication avec un au-delà, certains découvrent certaines propriétés de plantes sans en avoir entendu parler avant, certains croient qu’ils vont mourir, d’autres vivent des crises d’angoisse terribles, chacun voit des hallucinations qui déconnectent du réel pour entrer dans un monde imaginaire peuplé d’illusions…
Si je suis mes convictions, je n’ai aucune envie de participer à un évènement du type : séance shamanique, sorcellerie, culte d’idole, séance de magnétisme, invocation d’esprits occultes, magie (et non illusions ou prestidigitation, soyons très clairs), utilisation de pendules, cartomancie, spiritisme, sacrilèges, réunion de francs-maçons… et liste s’allonge. Etre un spectateur me semble déjà entrer dans le domaine de la curiosité malsaine… mets le doigt, c’est le bras qui part, et tout le corps dépérit…
Je suis venu une fois au foot. Je prends cet exemple car il est sans gravité, parfaitement sain, et ne me pose aucun souci. Dès la première fois, on m’a fait délégué de l’équipe. Après, j’y suis allé à tous les matchs jusqu’au dernier. Qui n’a pas eu lieu, d’ailleurs… Mais le fait est là : si pour quelque chose qui ne m’attire pas (aller voir un match, qui généralement, était assez sympa) je me retrouve à y retourner à chaque fois… pour quelque chose de mystérieux, d’attractif, d’attirant, qui pique la curiosité et appelle à s’enfoncer toujours plus en avant, sans savoir où on va… jusqu’où irais-je ? Pourrais-je en sortir ?
Je tiens à fournir de plus un petit exemple qui renforce cette idée : je n’étais finalement lié que par ma parole qui était « j’irais bien avec vous, juste pour voir »… combien de temps avant de pouvoir dire non ? Plus de deux jours, à ressasser souvent mes pensées, à me demander si ce que je faisais c’était bien, si ça n’étais pas diabolique par hasard… Il m’a suffit de demander conseil pour voir la vérité en face que j’avais sous le nez mais que je ne voulais voir : la curiosité malsaine est une tentation qui a mené au malheur plus d’une personne, et je suis trop faible pour prendre des risques graves de cette nature.
L’ayahuasca est une médecine… Vraiment ? Alors pourquoi des gens sains viennent en prendre ? C’est bien une drogue dans le sens antique qui veut qu’elle modifie l’état dans lequel on est. De plus, mystérieusement et sans trop savoir pourquoi, les gens qui en ont pris… s’ils le peuvent… reviennent en prendre « parce qu’il le faut ». Ni parce qu’ils en ont envie, ni parce qu’ils savent vraiment pourquoi, et ni surtout parce qu’ils se sentent mal physiquement. Mystérieusement…
C’était les peurs de votre blogueur froussard,
Choshow, poète planqué. Qui aime l’œuvre de Baudelaire, mais pas trop ses pratiques…^^  

mercredi 7 septembre 2011

Déluge jusque dans mon appartement...

On ne l’attend pas. On ne le voit pas venir.
Le déluge. Inutile de penser à le fuir…
Peut-être sera-ce notre dernier souvenir,
Sous des montagnes d’eau,  mon ultime soupir… ?

Hé quoi ! Ne cherchez pas de signe avant coureur,
Aucun ! Et ne laissant après lui que la peur,
Il va, tourbillonne et dévaste, abat,  puis meurt,
Ami des quatre vents, écumant, écraseur,

Il s’en va inonder rues, avenues, foyers,
On ne voit pas un passant, sinon tout trempé,
Jusque dans nos maisons,  on a les pieds mouillés.

Ola ! Cieux ! Tout ouverts et déchirant l’azur !
Votre colère ira-t-elle abattre les murs ?
Peut-on savoir pourquoi une telle blessure ?

Hélà ! On ne m’interpelle pas comme cela !
Il y a des temps de soleil pour festoyer,
Il faut aussi des temps de pluie pour larmoyer,
Et enfin des temps pour penser à l’au-delà.

La  roue tourne, le temps passe, les nuages s’en vont,
Traversant l’espace, rappel qu’ici bas rien ne dure,
Ton point d’appui résistera-t-il ? Est-il sûr ?
Je suis un test de tout ce qui est vraiment bon.

Punaise ! Faire des sonnets en alexandrins,
C’est mignon,ça me plait, et ça rend plutôt bien…
Sauf le sens… Pour ça, je ne comprends vraiment rien !

Juste pour dire que de l’eau s’est déversée,
Dans ma maison,  sur le sol, elle a bien coulée…
Tout est trempé… et mes deux pieds sont tout mouillés !^^

Vacances au Pérou

Choshow fait du droit et regarde ses droits...
En France, on a droit à 6 semaines de vacances par an. Donc tous les deux mois, on gagne une semaine de vacances, je me trompe ? Un peu, car en fait, à l’intérieur de ces deux mois, il faut inclure la semaine de vacances. On a donc 7 semaines de travail, une semaine de vacances. En déplaçant les semaines à droite à gauche, ou en les coupant en morceau pour profiter de jours de congés pendant toute l’année de façon ponctuelle, on peut donc bosser plusieurs mois puis prendre un mois entier de vacances. En Juillet pour les juilletistes… en aout pour les aoutiens… et que font les stagiaires ?
Ben, ressortissant du droit français, je suis engagé par le contrat que j’ai signé. Soit :
Si je dois être présent la nuit ou les jours fériés, il faut l’indiquer. Bon, ça, on passe. D’une part parce que je gère mon temps un peu comme je veux… d’autre part parce que j’ai pas compris de quels jours fériés il s’agit : français ou péruviens ? ^^
Je m’engage à être présent dans l’organisme pendant une certaine période… Le stage se déroule à Iquitos.
De plus, je suis élève de mon école, suivi régulièrement par l’Ecole. Une régularité constante de zéro me parait inégalable, le contrat est donc rempli sur ce point de manière parfaite. D’autant que je n’ai rien fait de mon côté pour prévenir que mon stage se passe bien, que j’ai bientôt fini la deuxième étude dont je suis chargé, et que j’aime beaucoup mon stage, tant sur le fond du travail, que sur la forme et les conditions de vie.
Enfin, je suis soumis à la discipline (très chouette) de mon organisme (que j’aime beaucoup) selon ce qui est prévu par le règlement intérieur (que je crains ne pas avoir lu), et je suis tenu de respecter les horaires (gère ton temps comme tu l’entends pourvu que tu avances), les  congés (la même, prends en autant que tu veux, mais avance niveau boulot, c’est tout ce qu’on veut), les visites médicales (inexistantes), les normes d’hygiènes et de sécurité (idem), l’organigramme hiérarchique (^^).
D’où la question : est-ce que je peux prendre des vacances pendant mon stage ? Héhé…
Hypothèse 1 : L’organisme comporte géographiquement la zone d’Iquitos seulement.
Hypothèse 2 : En tant que ressortissant français j’ai légitimement droit à 2 semaines de  vacances pendant mes 4 mois travaillés.
Bon, si les hypothèses 1 et 2 sont vraies, je ne peux pas aller à Cuzco… Dur… pas avant le 7 Octobre… mon avion pour la France étant le… 7 Octobre…
Si l’hypothèse 1 est vrai, mais pas la 2, Je n’ai pas 2 semaines de vacances, mais soit plus, soit moins, à passer à Iquitos. Euh… cool… je peux voir ailleurs, s’il vous plait ?
Si l’hypothèse 1 est fausse, et la 2 vraie, je pars pour Lima le Lundi 12 Septembre, je prends un bus le 13 pour Cuzco, je fais le tour en visitant le Machu Pichu le samedi ou le dimanche, et je reviens à Iquitos le 26.
Si les hypothèses 1 et 2 sont fausses, je suis très très libre, en fonction de ce qu’on entend par « pas deux semaines »… plus ou moins ? ^^
Bon, pour démêler tout ça, je me considère comme moralement lié par mon état de ressortissant français, devant respecter mes engagements, et au vue de ma situation de stage, je choisis, librement et en conscience, de partir deux semaines à Cuzco visiter un peu le pays, profiter de la pureté et de la fraicheur de l’air de la montagne.
Voila, c’était pour renseigner un peu les uns les autres… que vous ayez eu votre rentrée scolaire cette semaine ou dans un mois…^^ Et oui, vous ne rêvez pas, il y en a qui bossent pendant toutes les vacances et qui sont en vacances pendant que vous bossez… ; )
Choshow, vacancier montagnard en puissance
PS : Je réfléchis sérieusement à la possibilité de me couper d’internet pendant ces deux semaines, donc de ne plus vous envoyer de nouvelles, puis de mettre plein de messages en quelques jours… ou de quand même prendre mon portable et de vous envoyer un message par jour. Je réfléchis… hésitez pas à m’envoyez un petit message avec votre avis ! ^^

lundi 5 septembre 2011

Sacha inchi, vignes et maracuya...

La culture de sacha inchi est fortement consommatrice en temps et en moyens. Par exemple, il faut des pieux en bois d’environ 2m de haut et des fils de fer, car c’est une plante qui s’enroule autour d’un support pour grandir. C’est comme le lierre, en gros.
En France, vous apprécierez la présence de pieds de vignes pour mieux visualiser la chose. A mon avis, si les deux plantes ne sont pas de la même famille, elles ont du adopter leur stratégie de survie de la même façon : monter, monter, monter, vite, et avec une bonne partie de l’énergie utilisée à profiter de la présence d’un support pour profiter de la lumière du soleil. Evidemment, des vignes sauvages, on en voit pas beaucoup, aujourd’hui…
Un champ de sacha inchi… ben, il suffit de voir les fils de fer pour savoir que c’en est un. Ca demande pas mal d’efforts pour être installé, et manifestement, pas mal d’efforts pour être enlevés. Résultat : ce matin, j’ai vu une parcelle où le matériel mis en place il y a 4 ans (grand plan régional de production de sacha inchi qui s’est soldé par un échec cuisant) est encore présent. Mon maitre de stage a proposé de récupérer les bâtons pour s’en servir ailleurs. C’est là que j’ai eu une idée fort intéressante…
Y a-t-il d’autres plantes grimpantes dans le coin qui permettraient de valoriser les infrastructures déjà présentes ? Et c’est là que ça peut être génial (si ça marche) : la maracuya (ou fruit de la passion, je crois), rentre exactement dans cette catégorie ! 2-3 ans de productions, une forte demande de la ville envers ce fruit, le besoin d’avoir un support pour croitre… c’est la plante qu’il nous faut ! A l’avenir, on va essayer de conseiller à un maximum de personnes d’essayer cette culture. Si tout se passe bien, on verra bientôt un nouveau type de production dans le coin !
Ah ! Ce que j’aime avoir des idées cools de temps en temps. Le hic, c’est qu’a priori, je pourrais jamais savoir si de fait, c’était bien une bonne idée. Comme pas mal de solutions que j’ai proposé par-ci par-là… Et oui, ça fait parti de l’agronomie, de devoir attendre plusieurs mois voire plusieurs années pour voir le résultat de nos actions…
Sur ce, portez vous bien. Je tiens à signaler à tous ceux qui boitent et qui ont une canne, ou à tous ceux qui passent la moitié de leur vie (ou plus) à s’appuyer sur un support de bois que dans une autre vie, ils auraient pu être un superbe pied de sacha inchi, une vigne sympathique, ou même un charmant fruit de la passion.
Choshow, ami des plantes et des lianes (qui sont des plantes) et des plantes grimpantes (qui sont aussi des plantes).

samedi 3 septembre 2011

Whist de folie!

Le whist, c’est trop cool !
Quoi de mieux qu’une après midi partie de cartes, à la piscine, par une chaude journée ? J’ai attendu plus de deux mois pour apprendre à mes amis d’ici comment on joue au whist.
Le whist… casez ça au scrabble sur mot compte triple, bon courage pour vos adversaires ! Je me demande bien comment on a pu inventer ce jeu… un petit tour sur wikipedia m’indique que le jeu qui porte officiellement ce nom est bien différent du mien…
Appelons-le l’ascenseur, dans ce cas ! Mes meilleurs amis ont déjà passé des heures à y jouer avec moi, et on ne commence à me connaitre qu’après une bonne partie de ce jeu passionnant ! Il suffit d’un jeu de 52 cartes, d’un peu de papier et d’un crayon.
Le mieux, c’est d’y jouer à 4, mais à 3 ou 5, c’est intéressant aussi. Moins, mais bon. Et plus on est, moins c’est chouette. 4 c’est idéal. 3 c’est bien. 5, c’est mieux que  rien.
Une partie d’ascenseur se joue en round successifs. Il faut remplir un contrat pour gagner des points, et c’est en voyant ses cartes qu’on choisit combien on souhaite faire. Il y a un atout qui permet de remporter les plis si on n’a pas de la couleur demandée, et la plus forte carte l’emporte (l’atout est plus fort que la couleur demandée).
Les parties peuvent être assez longues : à chaque round, on a de plus en plus de points, puis on redescend. A trois joueurs, on joue donc d’abord avec une carte, puis au tour d’après avec deux, trois… et ainsi de suite jusqu’à 17 et on redescend. Il y a donc 33 rounds. A une carte, le round se règle en un pli, c’est rapide. A 17, il y a 17 plis joués, c’est nettement plus long. A 5 joueurs, on monte jusqu’à 10 cartes, il y a donc 19 rounds. A 4, on monte jusqu’à 12 cartes, on fait 4 tours à 13 cartes sans atouts, puis on redescend. 28 rounds.
Un round se passe de la façon suivante : un joueur distribue les cartes et retourne la dernière, qui donne la couleur d’atout. Celui à sa gauche dit le nombre de plis qu’il veut faire, puis le suivant demande, et ainsi de suite. Le total des plis demandés doit être différent du nombre de cartes en main. Le dernier à demander doit donc souvent demander un nombre différent de ce qu’il voudrait. Le premier à avoir demander pose une carte, et tout le monde doit jouer de cette couleur. Si on n’a pas de cette couleur, on peut soit couper (poser de l’atout), soit défausser une de ses cartes. Celui ayant posé le meilleur atout, ou s’il n’y en a pas la meilleure carte de la couleur demandée remporte le  pli et pose une nouvelle carte. Le jeu se poursuit jusqu’à ce que les joueurs n’aient plus de carte en main. On compte alors le nombre de plis, et on sait qui a gagné, et qui a perdu le round.
Le décompte des points favorise ceux qui remportent les plus gros contrats : une victoire donne 5 points plus 5 fois le nombre de plis (contrat à 3 plis rempli = 5+15 = 20 points gagnés) et une défaite fait perdre 5 fois la différence (contrat à 3 plis perdu en en faisant 5 = (5 – 3)*5= 10 points perdus). Les scores en négatif sont possibles.
Le champion est celui qui finit avec le score le plus élevé le jeu.
Cas particuliers : au premier et au dernier tour, quand on a qu’une seule carte, on ne la regarde pas, et on la montre aux autres. Ainsi, on parie sans savoir ce qu’on a. Suspense !
A quatre avec 13 cartes, on joue sans atout. La couleur posée est la couleur de la carte qui remporte le pli. On peut donc avoir tous les plis si on commence à jouer et qu’on a toutes les cartes d’une couleur ! ^^
Je crois que j’ai tout dit. J’aime ce jeu. J’y ai joué pendant des heures. A Iquitos, on y a joué pas mal à 5, et j’ai pas fait de très bons scores. Aujourd’hui, on a joué à 4, et la partie n’est pas terminée, mais j’ai un score tout à fait honorable, avec une avance sympathique sur les autres. Insuffisante pour me reposer sur mes lauriers, mais bien agréable tout de même.
Et pour finir, un petit proverbe choshowien : On ne connait bien Choshow que quand on a partagé de folles parties de whist avec lui.
Au plaisir de vous faire plaisir, ou de faire bientôt une partie de cartes avec vous,
Choshow, joueur de cartes chevronné.